Je pars en voyage…

Bonsoir tout le monde!

Bon je vous laisse un petit message pour que vous ne vous impatientiez pas. Je sais que mon blog est loin d’être complet, j’aimerais ajouter beaucoup d’articles mais le temps me manque. Bon et avec ça, demain je prends le train pour le Manipour, un État du nord-est de l’Inde sur la frontière birmane. Pays peuplé d’ex-chasseurs de têtes Nagas. Je vais y visiter les deux petites assemblées naissantes, fruit d’un appel lancé il y a environ trois ans par un Naga qui avait lu l’un de nos traités évangéliques, ramassé au bord de la route au Kerala, dans le sud de l’Inde. Depuis, deux familles missionnaires sont allés évangéliser dans la région. Il y a eu plusieurs baptêmes en 2013 et un ce printemps. Beaucoup des jeunes étudiants s’intéresse à la foi anabaptiste-mennonite, ce qui est rarement le cas dans d’autres régions du monde. La majorité des Nagas sont de confession baptiste (nominale) mais ne mettent pas tous leur foi en pratique et y mêlent de nombreuses superstitions.

C’est aussi une région très pauvre de l’Inde, je ne prendrai même pas la peine d’emmener mon ordinateur, comme je n’y vais que pour 10 jours environ. Il y a peu d’électricité, et le service internet est de mauvaise qualité. D’ailleurs je sens que je vais tellement m’amuser et passer mon temps à apprendre la culture et la cuisine locale (mais il y aura aussi des discussions plus sérieuses), que je n’aurai pas de temps pour m’adonner à la lecture et l’écriture.

J’aurais plus de détails à ajouter, mais je sens que cela n’intéresserait personne. J’aurai peut-être quelques anecdotes à raconter à mon retour.

 

Je prie pour vous…

A+

Des questions?

Nous avons tous des questions. Certaines plus sérieuses que d’autres.
Il y a des questions qu’on peut poser à n’importe qui, celles qui demandent l’aide d’un spécialiste en la matière, celles qu’on a honte de poser mais qu’on pose quand même, et celles qu’on ne pose jamais.

Ce blog me donne déjà, et me donnera souvent, l’occasion de réfléchir à certains sujets, de poser des questions pointues à des amis, de consulter la Bible qui contient toutes les réponse à la vie spirituelle, et d’apporter ces réponses aux lecteurs de ce blog, avec quelques-unes de mes propres idées.

J’aimerais que chacun se sente libre de poser des questions, soit sous forme de commentaire, soit en m’adressant un courriel. Je rappelle que je ne suis pas un spécialiste, mais il est vrai que j’en sais plus au sujet de la foi anabaptiste que la majorité des internautes, pour la bonne raison que je m’efforce de vivre selon cette foi, qui n’est malheureusement pas un chemin que beaucoup empruntent aujourd’hui.

Je signale ici que je viens de rédiger une nouvelle page: Église de Dieu en Christ, mennonite. C’est une brève introduction à notre foi, qui vous donnera un bon aperçu de nos croyances et de notre profession de foi. Nous essayons, par la grâce de Dieu, de vivre en harmonie et en obéissance avec les principes énoncés dans cette page, qui sont tous fondés dans les Écritures. Je serais heureux si chacun lisait cette confession de foi, même si vous n’êtes pas d’accord avec celle-ci.

Je sais que la religion est devenue un sujet presque tabou pour certains; d’autres cherchent constamment, presque obsessionnellement, à démontrer que la Bible est truquée, fausse, dotée d’un sens politique, etc. Je ne suis pas d’accord, et ce à cause de l’amour et de la puissance réelle que je trouve en moi et que j’admire en tant d’autres qui ont accepté le sang de Jésus, qui se sont repentis de leurs péchés, et qui combattent aujourd’hui les forces du mal.

Bon, je vous laisse! Merci pour vos encouragements!

Hugues

N’abandonnez jamais…

N’abandonnez jamais votre droit à l’erreur, car vous perdriez la capacité d’apprendre des choses nouvelles et d’avancer dans la vie. (David Burns)

Soyons attentifs à la voix de Dieu

Voici quelques versets apportés à la fin du message du matin aujourd’hui à l’assemblée de Roxton Falls, au Québec. J’ai écouté par téléphone depuis l’Inde. J’ai trouvé que le message de ces versets s’appliquait bien à moi aujourd’hui. J’ai tant de projets, même en pensant à ce blogue je me suis dit que j’aurais dû chercher la volonté de Dieu plus profondément, afin de savoir si c’était une idée inspirée par Lui, ou seulement une passion de ma part qu’il faudrait contrôler, en attendant avec patience l’heure dictée par Dieu. Même si je fais quelque chose pour Dieu, je dois être prudent et circonspect. Je ne peux pas le faire par orgueil. Je dois attendre l’heure propice, lorsque l’Esprit me dira d’aller de l’avant avec mon projet, ou de le changer un peu.

Qu’est ce que la vie? Encore une question, la plus troublante de toutes les question pour l’humanité… 

Je m’adresse maintenant à vous qui dites: Nous irons aujourd’hui ou demain dans telle ville, et nous y passerons une année, nous trafiquerons et nous gagnerons. moins il pria avec instance qu’il ne plût point; et il ne plut point sur la terre durant trois ans et six mois. Or, vous ne savez pas ce qu’il en sera de demain; car, qu’est-ce que votre vie? Ce n’est qu’une vapeur qui parait pour peu de temps, et qui s’évanouit ensuite. Au lieu que vous devriez dire: Si le Seigneur le veut, et si nous vivons, nous ferons ceci ou cela. Mais maintenant, vous vous glorifiez dans vos vanteries. Toute présomption de cette sorte est mauvaise. Celui-là donc pèche, qui connaît le bien et qui ne le fait pas. (Jacques 4.13-17)

Le plan de Dieu pour la famille

Voici la citation de la suite de l’article de Nancy Decorvet, paru dans Christianisme aujourd’hui, dont j’ai cité la première partie de l’article sous le titre « la famille unie dans la prière sera unie pour la vie ». Je suis globalement d’accord avec cet article, bien qu’il ne soit pas à 100% représentatif du concept anabaptiste du mariage. La conviction anabaptiste au sujet du divorce est résumée en Matthieu 5.32. « Mais moi je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n’est pour cause d’adultère, la fait devenir adultère; et que quiconque se mariera à la femme répudiée, commettra un adultère ». Le mariage est sacré et est symbolique de la relation entre Jésus et son Église; Dieu nous pourvoira la force de surmonter les défis de notre vie conjugale, car sa volonté est que nul couple ne se sépare. Je signale ici aussi que je ne suis pas marié, n’ayant que 20 ans.

6. Où est passée la loi de Dieu?
Beaucoup se croient au-dessus des lois de Dieu sur la famille en réinterprétant d’une manière psychologisante et symbolique les grandes vérités bibliques. Récemment, à propos de drames qui ont défrayé la chronique, les journaux ont remarqué que ce sont les psychiatres plus que les juges qui ont un avis prédominant. N’en est-il pas de même dans l’Église face à une théologie du couple et de la famille? La démythologisation de la Bible a fait des ravages dans la construction du tissu familial.
Certains psychanalystes à la mode d’autorité que John Stott, qui donnait cette définition du mariage selon la Bible : «Le mariage est une alliance exclusive entre un homme et une femme, instituée et scellée par Dieu, précédée d’une séparation publique d’avec les parents, consommée dans la relation sexuelle, s’épanouissant dans une vie commune et permanente de soutien mutuel et couronnée normalement par le don d’enfants.»

7. L’idolâtrie du moi
Les couples, y compris chrétiens, vivent dans l’idolâtrie du moi, où les enfants sont sacrifiés sur l’autel du bien-être et du narcissisme. En 2000, le sociologue François de Singly se demandait «comment vivre l’individualisme à deux». Quatorze ans plus tard, la question est : «Comment vivre l’individualisme dans la famille à deux, trois ou cinq, voire à 3000 via les réseaux sociaux?». Là encore, ce sont les enfants et les ados qui sont sacrifiés sur l’autel des tablettes, internet et smartphones, prisonniers d’une dépendance déshumanisante.

8. Est-ce le bon?
J’espère bien que l’attirance du sexe opposé a été apprivoisée avant le mariage, dans un cadre sain et chaste, avec confidences à certains membres de la famille élargie. Aujourd’hui, la question qui se pose est celle qui me fut adressée il y a peu de temps : «Comment avez-vous su que c’était le bon?». Rester avec «le bon», c’est bien sûr prendre des risques et être capable d’engagement à long terme. Mon mari répète souvent : «En disant oui à Nancy, j’ai dit non à toutes les autres femmes.»

9. L’impossibilité du pardon?
À ceux qui ont été infidèles, la grâce doit être proclamée. Mais ce n’est pas «une grâce à bon marché», comme dit Bonhoeffer : elle implique une vraie repentance. Il y a la Croix pour tout infidèle qui confesse son péché, que l’adultère soit réel ou virtuel. Certes, les couples en difficulté viennent souvent demander l’aide très tard. Mais avec le Christ, il n’est jamais trop tard.

10. Le divorce, une porte de sortie?
Le divorce, inévitable dans certains cas, est déjà souvent subtilement inclus comme une éventuelle porte de sortie dans un mariage qui est devenu, dans un coin de la tête des conjoints, un contrat à durée limitée. Le divorce est devenu plus facile, la loi s’est tellement adaptée à l’état de la société qu’il est devenu un «démariage», pour reprendre l’expression de la sociologue Irène Théry. Oui, je m’inscris en faux, en tant que médiatrice familiale, contre l’illusion du succès du divorce à l’amiable. Le pourcentage des divorces «réussis» est presque inexistant, tant la haine s’installe dès qu’on touche aux sujets de l’argent, de la répartition des biens, de la pension alimentaire, de l’éducation des enfants, des déménagements ou des remariages. Le divorce est presque toujours un drame, y compris pour les enfants, qui sont de plus en plus impliqués dans la procédure, et donc les premières victimes.
À chacun de nos couples, voici ce que dit Dieu : «Moi, l’Éternel, j’ai appelé votre couple en toute justice et je vous tiendrai fermement par la main. Je vous garderai et je vous établirai.» (Es. 42.5-6)
(Christianisme aujourd’hui, 27/02/14)

Votons pour Jésus (Partie I)

Votons pour Jésus!

Il y a quelques années, au cours de la campagne électorale américaine qui se termina par la deuxième victoire consécutive de Barack Obama, j’ai remarqué qu’un ami Américain habitant alors à Montréal avait fixé une affiche politique dans sa chambre : sur fond de drapeau américain, quatre mots : « I vote for Jesus » (Je vote pour Jésus). Plus tard, j’ai aussi aperçu un autocollant portant la même inscription sur le pare-chocs d’une voiture aux États-Unis.
Quel est le message de ces affiches?

Jésus se mêle-t-il de politique? Est-il une alternative à Barack Obama pour les Américains, à François Hollande pour les Français, à Stephen Harper pour les Canadiens ou Narendra Modi pour les Indiens? Ma première réponse est non! Jésus n’est pas présent physiquement sur cette terre, il n’est citoyen d’aucun de ces pays, il n’aurait d’ailleurs aucune chance d’être élu, car il ne promet pas une vie facile à ceux qui désirent le suivre. Pendant son séjour sur terre, il a pris une approche neutre politiquement, ne choisissant de soutenir ni le courant nationaliste Juif, ni l’occupant Romain.

Mais attendez un peu! En tant que bon citoyen de notre pays, ne voulons-nous pas ce qu’il y a de mieux pour le diriger? Jésus ne serait-il pas le meilleur dirigeant d’une nation?… Il ne serait pas corrompu, n’aurait pas de haine à l’encontre d’une partie de la population, pas de favoritisme, pas de haine envers d’autres peuples, un désintéressement complet. Les impôts seraient équitables, la justice serait réellement impartiale et omnisciente, la nation vivrait peut-être austèrement mais elle serait en paix. Les partis d’opposition ne seraient jamais muselés, mais ils ne trouveraient presque rien à critiquer, et le peuple ne les soutiendrait plus. Le politiquement correct n’existerait plus. La seule référence serait la Bible. Quel paradis sur terre!

MAIS. Même si nous votions tous pour Jésus, il n’accepterait jamais d’être notre souverain temporel. Bien qu’ayant tous pouvoirs, il a choisi de ne pas se mêler de la politique des hommes. « Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi. » (Jean 18.36)

Si Jésus ne veut pas se mêler de la direction des affaires matérielles dans ce monde, veut-il que ses disciples s’en mêlent? Jusqu’à récemment, il était bon pour un politicien de se présenter comme un défenseur des valeurs chrétiennes (sauf dans des pays non-chrétiens ou laïques comme la France). Souvent cela était hypocrite, puisqu’il est très difficile pour un dirigeant de respecter tous les enseignements de la Bible : honnêteté, amour du prochain (parti d’opposition), l’humilité, ne pas gaspiller, chercher son intérêt, etc. Il est vrai que parfois l’exercice du pouvoir a été bien mené par un souverain ou politicien chrétien, mais jamais sans faute. Le pouvoir vient avec beaucoup de tentations. Même David, roi d’Israël commit des péchés. Cependant il était un homme de Dieu.

(à suivre en partie II)

Votons pour Jésus (Partie II)

(Suite du premier article sur ce sujet)

Les Juifs attendaient un messie qui rétablirait le royaume d’Israël. Jésus les déçut grandement en prêchant la soumission aux pouvoirs établis. Depuis, il est devenu clair que Dieu ne planifie pas de créer un royaume temporel pour son peuple, mais que son peuple doit aller dans tous les royaumes de la terre pour y annoncer la rémission des péchés. Dieu n’a donc pas de peuple sur terre. Les Allemands portaient un ceinturon qui déclarait que Dieu était avec eux (Gott mit uns). Mais ils perdirent les Guerres mondiales! Dieu était-il donc mort? Ou avait-il prit le parti des Français et des Américains, qui eux aussi priaient le même Dieu?
La manière de gouverner de notre Dieu est un vrai mystère, mais ce que nous savons, c’est qu’il a toujours le derniers, qu’il peut renverser des puissances, qu’il peut permettre à un peuple « chrétien » de perdre une guerre qui semblait juste (comme au Vietnam), et qu’au travers des bouleversements des nombreux conflits de ce monde, il peut toucher d’autres âmes perdues.

Bon, là je verse un peu dans le chapitre de la non-résistance, j’en parlerai plus prochainement.
Pour l’instant, je veux parler de la politique et de la séparation de l’Église et de l’État.
Les Écritures enseignent que l’autorité du gouvernement séculier est établie par Dieu. Toutefois, il devrait y avoir une séparation complète entre l’Église et l’État. Bien qu’étant «étrangers et voyageurs sur la terre» (Hébreux 11.13), nous devrions être soumis aux autorités supérieures (Romains 13.1). «Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes» (I Pierre 2.13). Néanmoins, la première allégeance des chrétiens est envers Dieu. Jean 18.36; Actes 5.29; Romains 13.1-5. »
(Principes de foi de l’Église de Dieu en Christ, p.50)
« Toute occupation, vocation, activité ou fonction qui viole le principe de non-résistance doit être évitée par les chrétiens. Cela inclut occuper un poste politique, voter, travailler comme agent de la paix, mais aussi le travail de gardien de prison, celui de signer des actes d’accusation, servir dans les forces armées, faire office de juré ou signer des pétitions à caractère politique.
Les enseignements de Jésus sont clairs en ce qui concerne la politique. Il a appelé ses disciples et leur a dit : «Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur» (Matthieu 20.25-26). Il serait hypocrite, par conséquent, de participer à l’élection d’une personne à un poste qu’on ne pourrait, en bonne conscience, occuper soi-même »
(Principes de foi, p.51)
« Les chrétiens doivent prier pour leurs dirigeants et tous ceux qui sont élevés en dignité. «J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité» (I Timothée 2.1-2).
Les chrétiens devraient s’abstenir de critiquer les autorités terrestres. Il n’appartient pas à un chrétien de participer à des manifestations contre les politiques gouvernementales. Ce n’est pas non plus le rôle du croyant d’enseigner aux autorités comment conduire les affaires de l’État. (II Pierre 2.10-11). »
(Principes de foi, p.52)

Je conclus donc par ma conviction personnelle profonde: le chrétien d’aujourd’hui devrait voter pour Jésus, ce qui signifie vivre selon la Bible, être né de nouveau et aimer son prochain (je vous assure qu’il ne m’est pas toujours facile de ne pas se mêler de la politique). Il est très facile d’être emporté par des courants de haine envers des personnages politiques ou contre certains groupes de personnes, surtout lorsqu’on se permet de participer activement à la direction de notre pays. Concentrons plutôt ces efforts à la bonne direction de nos Églises. Soyons heureux d’être de simples citoyens, prêts à faire notre devoir envers notre pays et bien plus, aussi longtemps que cela ne nous empêche pas de vivre en harmonie avec Dieu.

Hugues Andries