Vu à l’arrière d’un bus au Manipour, dans les montagnes du nord-est de de l’Inde :
« Est-ce que vous suivez Jésus d’aussi près que vous me suivez? »
Vu à l’arrière d’un bus au Manipour, dans les montagnes du nord-est de de l’Inde :
« Est-ce que vous suivez Jésus d’aussi près que vous me suivez? »
L’Éternel répondit à Job:… Mènes-tu la grande Ourse avec ses filles? Connais-tu les lois des cieux?
Job 38. 1, 32, 33
Job répondit à l’Éternel:… Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu: C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre.
Job 42. 1, 5, 6
Souvenir enfoui
Toute la famille s’est convertie à Jésus, mais Marc, le fils aîné, résiste. Il est même violent. Sa famille prie pour lui, mais les années passent sans apporter aucun changement…
Devenu musicien, Marc est connu et très sollicité. Alors qu’il rentre, après une soirée tardive, à l’orée de la forêt il lève les yeux. Il est alors saisi par la beauté d’un ciel étoilé. Il a toujours aimé la nature… Devant la grandeur du spectacle, il réalise soudain sa petitesse, son néant. Il pense aux mauvais traitements qu’il fait subir à sa mère, et se met à pleurer. Il prie: “Seigneur, tu es un grand Dieu, et moi je suis un pauvre type. Il faut que ça change, Seigneur”. Alors, dans la nuit solitaire, Marc joue à la trompette un air de cantique que sa mère affectionne. Il chante aussi.
Tout à coup, il entend un léger bruit. À quelques pas, un homme sanglote, tenant à la main un nœud coulant. Il explique: “J’allais mettre fin à mes jours, lorsque vous avez chanté un air que ma mère me chantait lorsque j’étais petit. Je suis un homme désespéré”. Marc invite alors l’homme à le suivre. Ils se rendent ensemble à la maison paternelle. Il est trois heures du matin, mais la chambre des parents est encore éclairée. Marc frappe à la porte. Les jeunes gens pénètrent dans la chambre où les parents de Marc étaient en prière pour leur fils. Tous les quatre se mettent à genoux, et Marc et son compagnon se tournent vers le Sauveur…
Parents chrétiens, ne désespérons pas. “La fervente supplication du juste peut beaucoup” (Jacques 5. 16).
C’est au fruit que se reconnaît l’arbre.
Matthieu 12. 33
Je vous exhorte donc… à marcher d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés.
Éphésiens 4. 1
Test pour un chrétien
À Houston, au Texas, un prédicateur chrétien prend le bus qui doit l’amener au lieu où il doit prêcher l’évangile en public. Il s’assied, compte la monnaie rendue par le chauffeur, et s’aperçoit qu’il y a 40 centimes de trop. Arrivé à destination, au moment de sortir du bus, il hésite, puis tend les 40 centimes au chauffeur en disant: – Vous m’avez rendu trop de monnaie.
Le chauffeur lui sourit et demande: – Êtes-vous le nouveau pasteur du quartier?
– Oui.
– Eh bien, reprend le chauffeur, depuis quelque temps j’avais pensé fréquenter une église, et je voulais juste voir comment vous alliez réagir si je vous rendais trop de monnaie… À dimanche prochain! On se verra à la salle de réunion…
Chrétiens, notre vie journalière est souvent la première façon de faire connaître l’évangile du Christ à ceux qui nous côtoient, de près ou de loin. La Parole de Dieu affirme même que nous apparaissons pour eux comme “la lettre de Christ” (2 Corinthiens 3. 3): notre vie montre ce que nous croyons. L’exemple de cet évangéliste illustre la manière dont notre entourage nous regarde, et aussi la façon dont nous pouvons parfois être testés à travers notre comportement. Nous sommes appelés à faire ce qui est honnête devant tous les hommes (Romains 12. 17), dans les petits détails comme dans ce qui est plus important.
Souvenons-nous qu’un chrétien porte le nom de Jésus Christ. Surveillons nos paroles, nos actes, notre comportement.
J’avais demandé à Dieu la force pour atteindre le succès ;
Il m’a rendu faible afin que j’apprenne humblement à obéir.
J’avais demandé la santé, pour faire de grandes choses ;
Il m’a donné l’infirmité, pour que je fasse des choses meilleures.
J’avais demandé la richesse, pour que je puisse être heureux ;
Il m’a donné la pauvreté, pour que je puisse être sage.
J’ avais demandé le pouvoir, pour être apprécié des hommes ;
Il m’a donné la faiblesse, pour que j’éprouve le besoin de Dieu.
J’avais demandé une compagne, afin de ne pas vivre seul ;
Il m’a donné un cœur, pour que je puisse me réjouir de toutes choses.Je n’ai rien reçu de tout ce que j’avais demandé.
Mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.
Presque en dépit de moi-même, mes prières informulées ont été exaucées.
Je suis parmi tous les hommes le plus richement comblé.
Texte anonyme, gravé sur une tablette de bronze dans un institut de réadaptation à New-York.
« Je dépense donc je suis »
(Descartes de Crédit)
Cette version intéressante de la célèbre phrase de René Descartes m’a fait réfléchir profondément au sujet de ces petites feuilles de plastique qui ont tant changé le mode de vie occidental, et qui pourraient le faire ici aussi, en Inde. Je n’y avais que rarement pensé, mais on ne voit presque jamais de cartes de crédit ici en Inde. J’ai utilisé la mienne une fois en 8 mois, à l’aéroport. Si un Indien possède une carte, c’est probablement une carte de débit, ce qui est beaucoup moins dangereux pour la santé financière, et très pratique, lorsqu’on peut en faire usage. La plupart des échanges commerciaux ici à Siliguri s’effectuent en numéraire. C’est difficile pour moi de garder en tête toutes mes dépenses, alors souvent je note immédiatement mes dépenses dans mon carnet, lorsque je suis en ville. Oui, ça prend du temps, mais il faut savoir où l’argent va. Ce n’est pas mon argent, c’est l’argent de Dieu, celui que les assemblées en Amérique ont donné afin de soutenir l’effort missionnaire. Nous en sommes responsables.
En fait, nous sommes tous responsables de l’argent qui transite par nos poches.
Lorsqu’une personne s’achète une BMW et cherche à échapper à l’impôt, à l’aumône, et n’est pas prête à prêter de l’argent à un ami, on dénonce la contradiction entre la dépense ostentatoire et l’avarice face aux besoins des autres. C’est là cependant la triste réalité de notre époque, un individualisme, soutenu par un crédit quasi-illimité, qui permet de vivre au-dessus de ses moyens, comme dans un rêve. Mais subconsciemment, nous savons tous que le monde ne pourra pas continuer à vivre ainsi. De nombreux gouvernements commencent à instaurer des mesures d’austérité. À mesure que la croissance ralentira, beaucoup de consommateurs se retrouveront endettés et insolvables. Serons-nous parmi eux? Imaginez le désarroi des familles forcées de vendre leur propriété sur un marché déprimé, ou pire, expulsées de leur logement parce qu’elles sont trop endettées pour payer leur loyer depuis des mois. Cela arrive déjà, mais je crois fermement que si l’on ne fait rien pour rapidement redresser la situation, les choses ne pourront qu’empirer. La bulle doit éclater un jour… Heureux les Indiens, qui pour la majorité d’entre eux n’ont pas encore été entraîné dans ce piège!
Je dépense donc je suis… Comme c’est vrai que tant de gens résument la vie au seul matérialisme et au consumérisme. Nombreux sont ceux dans ce monde athée dont le seul but est de gagner de l’argent pour le dépenser, pour avoir une vie facile. Les cartes de crédit permettent de remettre le travail à demain et de consommer tout de suite.
Le but de cet article est d’inciter à la prudence quant à l’usage de cartes de crédit, une innovation qui a changé la vie de nombreuses personnes de nous jours. Il y a aujourd’hui des commerçants qui n’acceptent que des paiements par carte de crédit (surtout sur internet). La majorité d’entre nous portons au moins une de ces petites merveilles en plastique avec nous. L’industrie bancaire a imaginé un plan qui lui permet de jouer avec les désirs de leurs clients afin de les convaincre d’acheter des biens à crédit. Beaucoup de gens crédules sont tombés dans le panneau. Ceci a permis au secteur bancaire de récolter des milliards de dollars d’intérêts auprès d’un public mal informé et sans méfiance.
Afin d’éviter ce piège, il faut payer la somme complète du relevé de la carte de crédit à chaque mois. Si l’on n’effectue que le paiement minimal et qu’on continue de consommer, c’est-à-dire d’acheter, des intérêts s’ajouteront au montant à payer, et bientôt nous commencerons à payer des intérêts sur ces intérêts… Un cercle vicieux qui entraînera une baisse de notre indice de solvabilité, ce qui pourrait faire grimper les taux d’intérêts à 30%. C’est comme une boule de neige. Il y eu des incidents où un consommateur s’est finalement retrouvé avec plusieurs cartes de crédit, toutes dépensées au maximum. Dans un tel scénario, il devient parfois même impossible d’effectuer les paiements minimaux. Cela entraînera des frais de paiement tardif et une pénalité pour avoir dépassé la limite de crédit, ce qui ne fait qu’ajouter à l’agonie.
Si vous ne payez pas votre solde de carte de crédit entièrement à chaque mois, vous devriez en parler à votre diacre ou quelqu’un qui pourra vous aider. Il est très important de garder des comptes précis, faute de quoi vous n’aurez aucune idée de votre situation financière ni de votre avenir financier. Si vous ne parvenez pas à garder vos comptes correctement, il serait sage de chercher de l’aide.
Si vous n’avez pas les fonds nécessaires ni de soutien financier suffisant, n’achetez pas! Un conseil millénaire comme celui-ci vaut toujours aujourd’hui : dépensez un peu moins que ce que vous gagnez. La tenue d’un budget des dépenses pour l’aligner avec vos revenus ou la création de projections de marge brute d’autofinancement (cash-flow) est indispensable pour assurer la viabilité de votre entreprise. Dieu ne peut pas bénir le désordre financier. Si nous sommes incapables d’être fidèle dans les aspects matériels de la vie, comment l’Éternel peut-il nous bénir spirituellement? Lisons Luc 16.10, 11 : « Celui qui est fidèle dans les petites choses sera aussi fidèle dans les grandes; et celui qui est injuste dans les petites choses sera aussi injuste dans les grandes. Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables? » Notre réputation d’honnêteté, d’éthique et d’intégrité est remise en question si nous ne pouvons pas gérer nos finances convenablement. Souvenons-nous toujours de rester de bons et sages intendants de ce que le Seigneur nous a confié.
J’aimerais aussi mettre en garde contre les télécommerçants de cartes de crédit qui essaient de vendre leurs plans de protection contre le vol d’identité, protection du portefeuille, garantie de paiement, protection de compte bancaire, suivi de l’indice de solvabilité, etc. Ces plans ne sont pas nécessaires! Ils s’attaquent en majorité à des problèmes issus du surendettement et ne permettront pas de réellement se sortir d’affaire. En plus, ils vous réclameront des sommes formidables pour leurs services.
Quelle est la racine des problèmes énoncés dans cet article? Est-ce un manque de spiritualité, un esprit de convoitise? Serait-ce l’ignorance, le manque de formation financière, ou les pressions exercées par l’entourage? Nous devons être disposés à faire face à nos problèmes afin de les résoudre. Sinon, de graves conséquences peuvent s’en suivre : stress, troubles mentaux, mariage au bord du précipice, et mauvais témoignage envers nos voisins. Si nous avons un problème, faisons appel à la grâce de Dieu et à l’aide de nos frères, avant que le problème ne devienne ingérable et entache le témoignage et la réputation d’autres chrétiens et de l’Église.
Surprise tout le monde!
Je suis toujours à Siliguri… Je n’ai pas pris le train cet après-midi, parce que mon collègue Bryan avait une forte fièvre, de la diarrhée, tout cela en plus de la toux qu’il avait depuis quelques jours. Je sens que la toux me gagne aussi…
Enfin, nous avons donc annulé nos billets, et j’ai passé l’après-midi à en acheter d’autres pour cinq jours plus tard, le 26. Tout un processus! Ah l’Inde est peut-être bien la plus grande démocratie du monde, mais c’est aussi la plus grande bureaucratie!
J’ai eu du mal à accepter que Bryan n’était pas assez en forme pour m’accompagner, mais finalement je me suis résigné. Je n’avais pas hâte d’aller faire la file pendant des heures par cette chaleur, pour d’abord annuler nos billets, puis pour en acheter d’autres… Enfin, Dieu m’a montré combien mes pensées étaient ridicules, en me montrant déjà pourquoi il voulait nous garder à Siliguri un peu plus longtemps. J’ai eu la chance de me trouver avec des gens très sympathiques, ce qui me permit de pratiquer mon hindi. La température s’est rafraîchie, et il s’est mis à pleuvoir. J’ai enfin mis la main sur nos billets, et en arrivant chez nous tout trempé que j’étais, j’ai trouvé Bryan en train de parler à trois hommes venus chercher des traités. Il était le seul au bureau. S’il avait été absent (en route vers le Manipour par exemple), il n’y aurait eu personne pour accueillir ces hommes qui avaient grand besoin de traités. Ils prenaient le bus le soir même pour Calcutta afin d’évangéliser la banlieue de Howrah. Que c’est stupide de croire que nous savons toujours quel tournant les événements devraient prendre…
Je vais donc essayer de poster plus d’articles dans les prochains jours. Je remarque qu’il y a plusieurs personnes en France et en Guyane qui sont venus faire un tour sur mon blog. Merci!
Hugues