J’avais demandé…

J’avais demandé à Dieu la force pour atteindre le succès ;
Il m’a rendu faible afin que j’apprenne humblement à obéir.
J’avais demandé la santé, pour faire de grandes choses ;
Il m’a donné l’infirmité, pour que je fasse des choses meilleures.
J’avais demandé la richesse, pour que je puisse être heureux ;
Il m’a donné la pauvreté, pour que je puisse être sage.
J’ avais demandé le pouvoir, pour être apprécié des hommes ;
Il m’a donné la faiblesse, pour que j’éprouve le besoin de Dieu.
J’avais demandé une compagne, afin de ne pas vivre seul ;
Il m’a donné un cœur, pour que je puisse me réjouir de toutes choses.

Je n’ai rien reçu de tout ce que j’avais demandé.
Mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.
Presque en dépit de moi-même, mes prières informulées ont été exaucées.
Je suis parmi tous les hommes le plus richement comblé.

 

Texte anonyme, gravé sur une tablette de bronze dans un institut de réadaptation à New-York.

Un monde conçu par le hasard?

 » Tout ce que Dieu conçoit est sérieusement pensé et réfléchi. Rien de ce qu’il a crée dans le monde n’est dénué de sens, car Dieu a un plan dans ce qu’il fait. Quotidiennement, de l’homme de science au petit enfant, chacun peut, à sa mesure, observer la portée de la sagesse de Dieu dans la création et en admirer ses bienfaits, s’il ouvre les yeux un tant soit peu sur le miracle de la vie. »

Samuel Hatzakortzian, Crées pour adorer Dieu

Je dépense donc je suis…

« Je dépense donc je suis »
(Descartes de Crédit)

carte de crédit

Cette version intéressante de la célèbre phrase de René Descartes m’a fait réfléchir profondément au sujet de ces petites feuilles de plastique qui ont tant changé le mode de vie occidental, et qui pourraient le faire ici aussi, en Inde. Je n’y avais que rarement pensé, mais on ne voit presque jamais de cartes de crédit ici en Inde. J’ai utilisé la mienne une fois en 8 mois, à l’aéroport. Si un Indien possède une carte, c’est probablement une carte de débit, ce qui est beaucoup moins dangereux pour la santé financière, et très pratique, lorsqu’on peut en faire usage. La plupart des échanges commerciaux ici à Siliguri s’effectuent en numéraire. C’est difficile pour moi de garder en tête toutes mes dépenses, alors souvent je note immédiatement mes dépenses dans mon carnet, lorsque je suis en ville. Oui, ça prend du temps, mais il faut savoir où l’argent va. Ce n’est pas mon argent, c’est l’argent de Dieu, celui que les assemblées en Amérique ont donné afin de soutenir l’effort missionnaire. Nous en sommes responsables.
En fait, nous sommes tous responsables de l’argent qui transite par nos poches.

Lorsqu’une personne s’achète une BMW et cherche à échapper à l’impôt, à l’aumône, et n’est pas prête à prêter de l’argent à un ami, on dénonce la contradiction entre la dépense ostentatoire et l’avarice face aux besoins des autres. C’est là cependant la triste réalité de notre époque, un individualisme, soutenu par un crédit quasi-illimité, qui permet de vivre au-dessus de ses moyens, comme dans un rêve. Mais subconsciemment, nous savons tous que le monde ne pourra pas continuer à vivre ainsi. De nombreux gouvernements commencent à instaurer des mesures d’austérité. À mesure que la croissance ralentira, beaucoup de consommateurs se retrouveront endettés et insolvables. Serons-nous parmi eux? Imaginez le désarroi des familles forcées de vendre leur propriété sur un marché déprimé, ou pire, expulsées de leur logement parce qu’elles sont trop endettées pour payer leur loyer depuis des mois. Cela arrive déjà, mais je crois fermement que si l’on ne fait rien pour rapidement redresser la situation, les choses ne pourront qu’empirer. La bulle doit éclater un jour… Heureux les Indiens, qui pour la majorité d’entre eux n’ont pas encore été entraîné dans ce piège!

Je dépense donc je suis… Comme c’est vrai que tant de gens résument la vie au seul matérialisme et au consumérisme. Nombreux sont ceux dans ce monde athée dont le seul but est de gagner de l’argent pour le dépenser, pour avoir une vie facile. Les cartes de crédit permettent de remettre le travail à demain et de consommer tout de suite.

Le but de cet article est d’inciter à la prudence quant à l’usage de cartes de crédit, une innovation qui a changé la vie de nombreuses personnes de nous jours. Il y a aujourd’hui des commerçants qui n’acceptent que des paiements par carte de crédit (surtout sur internet). La majorité d’entre nous portons au moins une de ces petites merveilles en plastique avec nous. L’industrie bancaire a imaginé un plan qui lui permet de jouer avec les désirs de leurs clients afin de les convaincre d’acheter des biens à crédit. Beaucoup de gens crédules sont tombés dans le panneau. Ceci a permis au secteur bancaire de récolter des milliards de dollars d’intérêts auprès d’un public mal informé et sans méfiance.

Afin d’éviter ce piège, il faut payer la somme complète du relevé de la carte de crédit à chaque mois. Si l’on n’effectue que le paiement minimal et qu’on continue de consommer, c’est-à-dire d’acheter, des intérêts s’ajouteront au montant à payer, et bientôt nous commencerons à payer des intérêts sur ces intérêts… Un cercle vicieux qui entraînera une baisse de notre indice de solvabilité, ce qui pourrait faire grimper les taux d’intérêts à 30%. C’est comme une boule de neige. Il y eu des incidents où un consommateur s’est finalement retrouvé avec plusieurs cartes de crédit, toutes dépensées au maximum. Dans un tel scénario, il devient parfois même impossible d’effectuer les paiements minimaux. Cela entraînera des frais de paiement tardif et une pénalité pour avoir dépassé la limite de crédit, ce qui ne fait qu’ajouter à l’agonie.

Si vous ne payez pas votre solde de carte de crédit entièrement à chaque mois, vous devriez en parler à votre diacre ou quelqu’un qui pourra vous aider. Il est très important de garder des comptes précis, faute de quoi vous n’aurez aucune idée de votre situation financière ni de votre avenir financier. Si vous ne parvenez pas à garder vos comptes correctement, il serait sage de chercher de l’aide.

Si vous n’avez pas les fonds nécessaires ni de soutien financier suffisant, n’achetez pas! Un conseil millénaire comme celui-ci vaut toujours aujourd’hui : dépensez un peu moins que ce que vous gagnez. La tenue d’un budget des dépenses pour l’aligner avec vos revenus ou la création de projections de marge brute d’autofinancement (cash-flow) est indispensable pour assurer la viabilité de votre entreprise. Dieu ne peut pas bénir le désordre financier. Si nous sommes incapables d’être fidèle dans les aspects matériels de la vie, comment l’Éternel peut-il nous bénir spirituellement? Lisons Luc 16.10, 11 : « Celui qui est fidèle dans les petites choses sera aussi fidèle dans les grandes; et celui qui est injuste dans les petites choses sera aussi injuste dans les grandes. Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables? » Notre réputation d’honnêteté, d’éthique et d’intégrité est remise en question si nous ne pouvons pas gérer nos finances convenablement. Souvenons-nous toujours de rester de bons et sages intendants de ce que le Seigneur nous a confié.

J’aimerais aussi mettre en garde contre les télécommerçants de cartes de crédit qui essaient de vendre leurs plans de protection contre le vol d’identité, protection du portefeuille, garantie de paiement, protection de compte bancaire, suivi de l’indice de solvabilité, etc. Ces plans ne sont pas nécessaires! Ils s’attaquent en majorité à des problèmes issus du surendettement et ne permettront pas de réellement se sortir d’affaire. En plus, ils vous réclameront des sommes formidables pour leurs services.
Quelle est la racine des problèmes énoncés dans cet article? Est-ce un manque de spiritualité, un esprit de convoitise? Serait-ce l’ignorance, le manque de formation financière, ou les pressions exercées par l’entourage? Nous devons être disposés à faire face à nos problèmes afin de les résoudre. Sinon, de graves conséquences peuvent s’en suivre : stress, troubles mentaux, mariage au bord du précipice, et mauvais témoignage envers nos voisins. Si nous avons un problème, faisons appel à la grâce de Dieu et à l’aide de nos frères, avant que le problème ne devienne ingérable et entache le témoignage et la réputation d’autres chrétiens et de l’Église.

Mais pas tout de suite…

Surprise tout le monde!

Je suis toujours à Siliguri… Je n’ai pas pris le train cet après-midi, parce que mon collègue Bryan avait une forte fièvre, de la diarrhée, tout cela en plus de la toux qu’il avait depuis quelques jours. Je sens que la toux me gagne aussi…

Enfin, nous avons donc annulé nos billets, et j’ai passé l’après-midi à en acheter d’autres pour cinq jours plus tard, le 26. Tout un processus! Ah l’Inde est peut-être bien la plus grande démocratie du monde, mais c’est aussi la plus grande bureaucratie!

J’ai eu du mal à accepter que Bryan n’était pas assez en forme pour m’accompagner, mais finalement je me suis résigné. Je n’avais pas hâte d’aller faire la file pendant des heures par cette chaleur, pour d’abord annuler nos billets, puis pour en acheter d’autres… Enfin, Dieu m’a montré combien mes pensées étaient ridicules, en me montrant déjà pourquoi il voulait nous garder à Siliguri un peu plus longtemps. J’ai eu la chance de me trouver avec des gens très sympathiques, ce qui me permit de pratiquer mon hindi. La température s’est rafraîchie, et il s’est mis à pleuvoir. J’ai enfin mis la main sur nos billets, et en arrivant chez nous tout trempé que j’étais, j’ai trouvé Bryan en train de parler à trois hommes venus chercher des traités. Il était le seul au bureau. S’il avait été absent (en route vers le Manipour par exemple), il n’y aurait eu personne pour accueillir ces hommes qui avaient grand besoin de traités. Ils prenaient le bus le soir même pour Calcutta afin d’évangéliser la banlieue de Howrah. Que c’est stupide de croire que nous savons toujours quel tournant les événements devraient prendre…

Je vais donc essayer de poster plus d’articles dans les prochains jours. Je remarque qu’il y a plusieurs personnes en France et en Guyane qui sont venus faire un tour sur mon blog. Merci!

Hugues

Je pars en voyage…

Bonsoir tout le monde!

Bon je vous laisse un petit message pour que vous ne vous impatientiez pas. Je sais que mon blog est loin d’être complet, j’aimerais ajouter beaucoup d’articles mais le temps me manque. Bon et avec ça, demain je prends le train pour le Manipour, un État du nord-est de l’Inde sur la frontière birmane. Pays peuplé d’ex-chasseurs de têtes Nagas. Je vais y visiter les deux petites assemblées naissantes, fruit d’un appel lancé il y a environ trois ans par un Naga qui avait lu l’un de nos traités évangéliques, ramassé au bord de la route au Kerala, dans le sud de l’Inde. Depuis, deux familles missionnaires sont allés évangéliser dans la région. Il y a eu plusieurs baptêmes en 2013 et un ce printemps. Beaucoup des jeunes étudiants s’intéresse à la foi anabaptiste-mennonite, ce qui est rarement le cas dans d’autres régions du monde. La majorité des Nagas sont de confession baptiste (nominale) mais ne mettent pas tous leur foi en pratique et y mêlent de nombreuses superstitions.

C’est aussi une région très pauvre de l’Inde, je ne prendrai même pas la peine d’emmener mon ordinateur, comme je n’y vais que pour 10 jours environ. Il y a peu d’électricité, et le service internet est de mauvaise qualité. D’ailleurs je sens que je vais tellement m’amuser et passer mon temps à apprendre la culture et la cuisine locale (mais il y aura aussi des discussions plus sérieuses), que je n’aurai pas de temps pour m’adonner à la lecture et l’écriture.

J’aurais plus de détails à ajouter, mais je sens que cela n’intéresserait personne. J’aurai peut-être quelques anecdotes à raconter à mon retour.

 

Je prie pour vous…

A+

Des questions?

Nous avons tous des questions. Certaines plus sérieuses que d’autres.
Il y a des questions qu’on peut poser à n’importe qui, celles qui demandent l’aide d’un spécialiste en la matière, celles qu’on a honte de poser mais qu’on pose quand même, et celles qu’on ne pose jamais.

Ce blog me donne déjà, et me donnera souvent, l’occasion de réfléchir à certains sujets, de poser des questions pointues à des amis, de consulter la Bible qui contient toutes les réponse à la vie spirituelle, et d’apporter ces réponses aux lecteurs de ce blog, avec quelques-unes de mes propres idées.

J’aimerais que chacun se sente libre de poser des questions, soit sous forme de commentaire, soit en m’adressant un courriel. Je rappelle que je ne suis pas un spécialiste, mais il est vrai que j’en sais plus au sujet de la foi anabaptiste que la majorité des internautes, pour la bonne raison que je m’efforce de vivre selon cette foi, qui n’est malheureusement pas un chemin que beaucoup empruntent aujourd’hui.

Je signale ici que je viens de rédiger une nouvelle page: Église de Dieu en Christ, mennonite. C’est une brève introduction à notre foi, qui vous donnera un bon aperçu de nos croyances et de notre profession de foi. Nous essayons, par la grâce de Dieu, de vivre en harmonie et en obéissance avec les principes énoncés dans cette page, qui sont tous fondés dans les Écritures. Je serais heureux si chacun lisait cette confession de foi, même si vous n’êtes pas d’accord avec celle-ci.

Je sais que la religion est devenue un sujet presque tabou pour certains; d’autres cherchent constamment, presque obsessionnellement, à démontrer que la Bible est truquée, fausse, dotée d’un sens politique, etc. Je ne suis pas d’accord, et ce à cause de l’amour et de la puissance réelle que je trouve en moi et que j’admire en tant d’autres qui ont accepté le sang de Jésus, qui se sont repentis de leurs péchés, et qui combattent aujourd’hui les forces du mal.

Bon, je vous laisse! Merci pour vos encouragements!

Hugues

N’abandonnez jamais…

N’abandonnez jamais votre droit à l’erreur, car vous perdriez la capacité d’apprendre des choses nouvelles et d’avancer dans la vie. (David Burns)