Une église d’inconnus

Témoin anabaptiste

Les historiens semblent croire que partout où il y avait quelque chose d’important, il devait y avoir des grands personnages. Quand ils regardent l’histoire du christianisme, les catholiques et les protestants ont eu tous les grands personnages. Comme ils ne trouvent pas de tels personnages du côté de ceux que nous appelons anabaptistes, ils supposent que rien ne se passait.

Mais l’essence même du christianisme est qu’il ne peut y avoir qu’un seul grand personnage, et c’est Dieu lui-même. Même Jésus ne s’est pas conduit comme un grand personnage. Ceci était une problème pour les scribes et les pharisiens avaient ; ils attendaient un Messie qui balaierait les oppresseurs romains pourt gouverner le monde de Jérusalem. Les dispensationalistes sont entièrement d’accord avec cela, et disent que puisque son plan a été déjoué à son premieravènement, le royaume terrestre sera…

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Quelle est votre raison de vivre ?

Quelle est votre raison d’être ? Qu’est-ce qui vous motive ? Quel est le fil de pensée qui prévaut dans votre esprit ? Vivez-vous dans le passé ? Ou se peut-il que vous viviez et existiez non dans le présent, mais dans un imaginaire futur ? Vivez-vous pour le moment, ou pour le plaisir que chaque moment peut vous apporter ? Vivez-vous pour profiter de l’excitation du voyage, de l’aventure, ou de la vie sociale ? Peut-être vivez-vous pour votre entreprise, votre exploitation, ou votre prochaine formation professionnelle ? Peut-être que vous vivez pour recevoir de l’approbation de ceux qui vous entourent. Peut-être êtes-vous consumés par le désir de vivre à la hauteur de vos propres normes d’intégrité et de droiture.

Il y a des millions de gens qui vivent pour la réussite financière ou pour la sentir la reconnaissance qui leur serait due à cause de leurs grandes réalisations dans un certain domaine. Des citations et des affiches servant à les motiver sont accrochées aux murs de leurs bureaux et de leurs maisons. Ils se comportent avec aisance et confiance. Ils possèdent une admirable autodiscipline et ils semblent heureux. La principale motivation de beaucoup de gens dans la vie est d’être inclus sur la liste de ceux qui ont trouvé la voie du « succès ».

Ami, si vous vivez pour l’une des raisons énumérées ci-dessus, vous aurez aussi à accepter d’être bien souvent enchaîné par l’inquiétude. Si vous êtes consumés par des rêves futurs, vous serez aussi enclin à l’anxiété. Si vous vous vautrez dans le passé, vous allez vivre sous un fardeau étouffant de culpabilité et de honte. Si vous vivez pour que les autres vous acceptent et vous approuvent, vous aurez à endurer le désagrément d’être perpétuellement conscient de votre propre personne. Si vous vivez pour vos possessions ou pour vos rêves d’avenir, vous risquez de vivre la douleur de la déception et de la désillusion. Si vos énergies se concentrent sur une vie parfaite et idéale, vous aurez souvent à supporter le grand poids de lassitude et de frustration qu’on ressent en ne parvenant pas à atteindre l’inaccessible. Le graphique des émotions de votre vie sera probablement une série irrégulière de hauts et de bas.

Au-delà de vos devoirs liés à l’honneur, qu’est-ce qui vous motive à vous lever chaque matin pour continuer de vivre ? Il semble que nous sommes créés de telle manière qu’il nous faut quelque chose pour nous motiver et nous inspirer. N’avons-nous pas été créés de cette façon pour une bonne raison ? Dieu nous aurait-il créés avec ce désir parce qu’il désire que nous venions à lui ? N’est-ce pas que ce besoin inhérent d’avoir une raison de vivre fait partie du plan de Dieu pour nous ? Ne nous a-t-il pas créés ainsi à dessein, pour que nous soyons attirés à lui ?

Cher ami, le secret de la vie est assurément de vivre pour notre Rédempteur. Indubitablement, le secret du bonheur est de vivre assuré de son amour infini et de son pardon. Pouvons-nous avoir un aperçu de son amour éternel ? Pouvons-nous recevoir une vision de ce qu’il a fait et fait toujours pour nous ? Pouvons-nous le servir par adoration, tout autant que par devoir ? Quand nous venons à lui, la douleur dans nos cœurs et dans le sien sera effacée. Pussions-nous nous approcher du grand médecin en lui montrant notre grand besoin. Il détient la clé de la paix et du véritable succès. Si notre raison de vivre est ancrée en lui, nous serons satisfaits. Si nous pouvons laisser tomber notre poignée de motivations égoïstes parce que nous voulons le connaître, nous serons libres de saisir la vraie raison de vivre, la main de notre Sauveur. Notre main dans la sienne et notre regard sur le but éternel, nous arriverons à bon port.

Tiré du Messager de la vérité (Messenger of Truth), Vol. 113, n° 07, 1er avril 2015

Un rockeur transformé

Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le ROC?

Jérémie 23. 29

Le bruit des bottes ferrées résonne dans les ruelles étroites de la vieille ville. Les blousons noirs arborant des têtes de mort et des os croisés ne sont guère rassurants. Lorsque ces rockeurs arrivent sur la place du marché, ils aperçoivent un stand où des chrétiens offrent bibles, livres et traités évangéliques. Ils se dirigent tout droit dans cette direction et apostrophent les exposants.

À leur grand étonnement, voilà que l’un des chrétiens s’avance, leur parle de l’amour de Dieu, leur explique que Jésus Christ, le Fils de Dieu, est mort sur la croix pour le salut des hommes. Un des rockeurs, au dernier rang, est impressionné par le calme et la fermeté de leur interlocuteur. Sans se faire voir, il prend un tract et le fourre dans sa poche.

Par la suite, il sera amené à croire en Jésus Christ, qui le délivrera de ses addictions, le sauvera de la mort et l’amènera à connaître la paix avec Dieu. Il commencera à faire connaître l’évangile et deviendra un ardent prédicateur.

Trente ans plus tard il prêche l’évangile dans sa ville natale et raconte cet épisode de son histoire. Parmi les auditeurs, il remarque un homme âgé, au premier rang, qui l’écoute attentivement, le visage particulièrement ému. Il le reconnaît tout à coup: c’est ce chrétien qui lui a parlé autrefois de l’amour de Dieu.

“Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours” (Ecclésiaste 11.1).

Le serviteur hébreu

Un beau poème touchant que j’ai trouvé au détour d’une recherche sur la toile…

Depuis six ans je sers. J’ai œuvré pour mon maître,
Répondant chaque jour à ce qu’il désirait;
Serviteur acheté, j’ai payé cette dette:
Je peux enfin partir, la loi me le permet.

Mais dans cette maison se sont tissés des liens
Plus forts que l’esclavage, plus puissants que la loi;
C’est un motif plus grand, plus beau qui me retient,
Et cette liberté, je ne la prendrai pas.

Mon maître m’a donné, au cours de mon service,
Une femme que j’aime, puis des enfants sont nés,
Pour lui, pour elle, pour eux, je fais ce sacrifice:
Je ne veux pas quitter ceux qu’il m’a confiés.

La marque douloureuse, qui restera gravée,
Sera comme un témoin de ce renoncement;
Mon oreille percée parlera désormais
De l’amour pour mon maître, ma femme et mes enfants.

Comme ce serviteur, Christ a aimé son Dieu,
Son Église chérie, chacun des rachetés.
La trace du supplice, dans son corps glorieux,
Redira son amour durant l’éternité.
R.A. (d’après Exode 21. 1-6)

La clé

La clé de la porte d’entrée

Il était plus de minuit. Sans bruit Raymond sortit une clé de sa poche, ouvrit la porte et entra dans la maison. Tout était silencieux. Il monta l’escalier et pénétra dans sa chambre d’autrefois: rien n’avait changé depuis qu’il avait quitté la maison familiale cinq ans plus tôt.

Après la mort de sa mère, il n’avait tenu aucun compte de toutes les promesses qu’il lui avait faites. Il était parti vivre sa vie. Son père avait essayé plusieurs fois de reprendre contact avec lui, mais en vain. Les lettres lui étaient renvoyées avec la mention: Inconnu à cette adresse. Pour finir, son père avait tout de même découvert où il habitait, et un jour Raymond avait reçu un petit paquet de sa part, contenant… la clé de la maison, celle dont Raymond venait maintenant de se servir.

Son père n’avait rien entendu. Le matin, comme il le faisait chaque jour depuis qu’il lui avait envoyé la clé, il ouvrit la porte de la chambre de son fils et entendit: “Papa, j’ai tellement mal agi! Est-ce que tu peux me pardonner? – Oui, Raymond, mais est-ce que tu as demandé à Dieu de te pardonner? – Oui, papa, et Dieu m’a pardonné.”

La Bible nous parle d’une autre maison, la “maison du Père”, la demeure de Dieu. C’est lui qui en détient la clé. Dieu est juste et saint, et ne peut y recevoir aucun pécheur. Toutefois, il offre la clé à chacun: cette clé, c’est la repentance et la foi dans le sacrifice de Jésus sur la croix, puni à notre place. Utilisez cette clé. Vous connaîtrez alors Dieu comme un Père plein d’amour.

Au-dessus du nuage

Je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni pouvoirs, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.

Romains 8. 38, 39

Au-dessus du nuage

Contre moi, dans ce monde,
Si l’orage en fureur
Enfle ses flots et gronde,
Troublera-t­-il mon cœur?
Non, je n’ai point de crainte:
Jésus est avec moi,
Et sa présence sainte
Éloigne tout effroi.
La vie est-elle sombre
Quelquefois à mes yeux?
Tu dissipes toute ombre,
Ô Sauveur glorieux!
Au-dessus du nuage
Je peux voir ta splendeur:
Ton regard m’encourage,
Me comble de bonheur.
Si je sens ma faiblesse
Au milieu du danger,
Ne suis-je pas sans cesse
Dans tes bras, bon Berger?
De ton amour fidèle
Qui me séparera?
Abrité sous ton aile,
Rien ne m’effrayera.
A. Ladrierre

Dieu t’observe en tout temps et en tout lieu (rappel)

Les yeux de l’Éternel sont en tout lieu, regardant les méchants et les bons.

Proverbes 15. 3

Dieu… connaît les secrets du cœur.

Psaume 44. 21

L’œil de Dieu

En Allemagne, au-dessus de la porte de la cathédrale d’Aix-la-Chapelle, on voit un triangle au centre duquel est dessiné un œil. Il évoque l’œil de Dieu, sous le regard duquel vit chaque être humain.

Dieu voit tout ce que je fais et, bien plus, sait tout ce que je pense. C’est une situation heureuse pour celui qui est en paix avec lui, à condition que sa conscience ne lui reproche rien. Dieu me voit continuellement et pense à moi avec bonté; je ne suis pourtant pas toujours fidèle, ni conscient de ses bienfaits.

Le croyant lui-même pourrait trembler à la pensée que rien de ce qui se passe dans sa vie ne reste caché au regard de Dieu. Oui, il connaît nos pensées et même nos motifs. Il nous vient aussi à l’esprit bien des choses que nous préférerions peut-être lui cacher. L’idée que l’œil de Dieu voit tout va-t-elle nous pousser à la tristesse, au découragement? Absolument pas.

Pensons à l’expérience du roi David: pendant un certain temps il a essayé de dissimuler son péché, mais il était malheureux parce que sa conscience le torturait. Un jour, il a dit à Dieu: “Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert mon iniquité; j’ai dit: je confesserai mes transgressions à l’Éternel; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché” (Psaume 32. 5).

Dieu n’a pas changé. Aujourd’hui encore, s’il voit tout, il pardonne entièrement les péchés de celui qui les lui confesse sincèrement. Le prix a été payé pour cela.

Mais où sont les autres?

Où sont les autres? De temps en temps, on entend un léger soupir. D’un coin sombre de la grotte montent quelques sanglots suivis d’un cri strident qui transperce le silence: «arrête de râler!» Une voix désespérée répond: «Mais regarde dans quel état misérable nous nous trouvons. Notre maladie est incurable et contagieuse, nous sommes rejetés par les hommes et abandonnés de Dieu. Les souffrances de la vie et la terreur de la mort nous poursuivent jour et nuit… En fait, serait-ce une punition de la part de Dieu qui nous châtie à cause de nos péchés?» À ce moment-là, une autre voix se fit entendre: «Mon épouse m’a appris récemment qu’un faiseur de miracles était dans les parages. S’agirait-il de ce fameux Jésus qui prétend être le Fils de Dieu? On raconte de lui qu’il aurait guéri de nombreux malades en leur pardonnant même leurs péchés. Une guérison totale? C’est incroyable!» «En y réfléchissant, je dois avouer qu’un homme qui parvient à guérir des lépreux inspire vraiment confiance, je suis même disposé à reconnaître son autorité pour pardonner mes péchés. Mais où est cet homme ? Comment pourrions-nous le rencontrer?»

Et c’est là que le miracle eut lieu. Jésus passa près du village où habitaient ces hommes. De l’endroit où ils vivent en quarantaine, ils appellent Jésus de toutes leurs forces: «Seigneur, aide-nous!» Quand Jésus les aperçoit, il les envoie au prochain poste de contrôle médical, afin de faire attester leur guérison. Stupéfaits, ils lui répondent: «Mais nous ne sommes pas guéris!» Et pourtant ils se mettent en route et, tout en marchant, le miracle se produit. Les voilà purs! Une vie nouvelle commence pour eux. L’histoire nous apprend pourtant qu’un seul des lépreux est revenu sur ses pas pour exprimer sa reconnaissance à Jésus.

Qu’en est-il donc des autres? On peut imaginer que le premier était assis dans sa maison et allait se mettre en route pour remercier Jésus, quand soudain sa femme s’y oppose. «Vas-tu enfin t’occuper de moi?» s’insurge-t-elle. Il réfléchit et se dit en lui-même: «Jésus m’a certainement guéri pour que je puisse prendre soin de ma famille. Je vais donc retourner vers Jésus à une prochaine occasion…» Le second était en route avec un cadeau qu’il voulait remettre à Jésus. Et voilà qu’il rencontre ses anciens camarades qui se moquent de lui: «Quoi? Tu veux nous dire que tu es devenu pieux?» Il rougit, se joint au groupe et «paie une tournée.» Le troisième se disait: «Jésus regarde au cœur, je n’ai pas besoin de m’expliquer verbalement.» Il se remet à son travail en pensant: «Le jour où j’aurai du succès dans mes affaires, je ferai un don à ce Jésus qui m’a guéri.» Le quatrième pensait: «En fait, Jésus n’a pas prié, ni imposé les mains, il n’a strictement rien fait. C’est donc certainement une pure coïncidence et un heureux hasard que ma guérison ait eu lieu ce jour-là.» Le cinquième était fils d’un politicien notable. Ce dernier lui conseilla vivement de rester discret: «Nous venons de décider que ce Jésus devait être condamné à mort pour ses propos opposés à nos idées politiques. Il serait donc très risqué de lui exprimer des remerciements officiels.»

Et le dixième? Il se rendit auprès de Jésus et le remercia sincèrement pour la guérison. Quand Jésus le voit, il lui adresse la parole et demande: «Et où sont restés les autres? N’ont-ils pas trouvé nécessaire de revenir sur leurs pas pour remercier Dieu?» – «Ta foi t’a sauvé. – Mais où sont les neuf autres?» Les neuf autres nous apportent la preuve qu’il est possible d’expérimenter le secours de Dieu sans pour autant vivre avec lui.

Cher lecteur, vous avez certainement adressé un appel au secours à Dieu lorsque vous étiez confronté à une situation difficile, et vous avez peut-être même réalisé l’aide du Seigneur. Et ensuite? Pensez-vous que votre cri de détresse était dû à une faiblesse momentanée et qu’en principe vous êtes parfaitement capable de maîtriser votre vie et votre destin? Vraiment? N’avez-vous pas l’intime conviction qu’il vous manque quelque chose?

Les dix hommes dont la Bible nous parle ont tous été guéris. Pourtant, un seul d’entre eux est revenu sur ses pas pour témoigner sa reconnaissance. Un seul était suffisamment honnête pour avouer qu’il avait besoin d’aide dans tous les domaines de son existence. Et un seul a reçu le don d’une vie nouvelle avec Jésus. Dieu peut-il exiger notre reconnaissance? Vous n’avez peut-être jamais été délivré d’une situation de détresse extrême. Votre vie s’est déroulée sans problèmes majeurs. Si tel est le cas, soyez donc reconnaissant! Et si chacun des dix lépreux a réalisé une guérison miraculeuse, neuf d’entre eux n’ont pourtant pas trouvé la solution à la véritable question. Ils n’ont pas remarqué qu’ils restaient prisonniers de leur ancienne vie. Malgré la santé recouvrée, ils sont séparés de Dieu et leur vie est vide de sens. Où en sommes-nous? Notre bonheur repose-t-il sur le bien-être, sur les joies familiales, sur les réussites professionnelles ou sur une pensée humaniste? Sommes-nous vraiment heureux?

Être reconnaissant signifie: suivre le chemin qui nous mène à Jésus-Christ Posons-nous sincèrement la question: «Suis-je véritablement reconnaissant aussi envers Jésus?» En lisant la Bible, nous apprenons que nous sommes tous infectés par le péché, considérés comme des «lépreux». Inutile de vous demander si vos péchés sont peu nombreux ou s’ils sont plus ou moins graves. Jésus attend votre retour! Il veut vous pardonner et donner à votre vie un sens et une direction nouvelle. Il vous accepte même si vous lui avez tourné le dos, car c’est bien à cause de vous qu’il a subi la mort violente et cruelle de la croix – et quand il est revenu à la vie, il vous a préparé le chemin qui mène à Dieu. Demandez donc sincèrement pardon à Jésus et suppliez-le de guérir votre cœur. Il vous acceptera et rendra votre vie véritablement heureuse et comblée. Vous ne le regretterez jamais!

Conjuguer correctement

Dieu d’abord

Comme tous les Européens, nous avons appris à conjuguer les verbes en commençant par la première personne: je suis, tu es, il est… Mais l’écolier hébreu inverse l’ordre et récite: il est, tu es, je suis, en partant de la troisième personne du singulier. N’y a-t­il pas là un bon exemple de ce que devrait être notre manière de penser? Toujours commencer en regardant vers Dieu d’abord et dire: Il est. Considérer ensuite notre prochain pour conjuguer: tu es. Enfin, penser à nous pour dire: je suis.

C’est bien dans cet ordre – Dieu, le prochain, puis soi-même – que Jésus enseignait la loi de l’Éternel à celui qui était venu pour le questionner: “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur… et ton prochain comme toi-même(Luc 10. 27). Sa vie n’a-t­elle pas parfaitement illustré l’ordre des priorités qu’il enseignait à ses auditeurs? Tout jeune, il était déjà occupé des intérêts de Dieu son Père (Luc 2. 49) et, tout au long de sa vie, il a cherché “d’abord le royaume de Dieu et sa justice” (Matthieu 6. 33).

Mais Jésus pensait aussi à tous les hommes. Il était venu vivre dans la pauvreté afin de les enrichir du ciel, du bonheur et du salut (2 Corinthiens 8. 9). Il a été le bon Samaritain, venu secourir un homme blessé incapable de s’en sortir par ses propres moyens (Luc 10. 30-37); ce bon berger parti à la recherche de sa brebis perdue (Luc 15. 4-5). Il passait de village en village, faisant du bien (Actes 10. 38).

Amis chrétiens, apprenons à imiter notre parfait modèle en mettant nos priorités et nos pensées en bon ordre.